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Pharrell Williams a convoqué le monde pour le défilé LV

Il y a des défilés que l’on regarde, et il y a ceux dont on parlera encore dans dix ans. Le show Louis Vuitton Homme Printemps-Été 2027, orchestré par Pharrell Williams à la Cité internationale universitaire de Paris, appartient résolument à la seconde catégorie. Le directeur artistique de la maison a planté son chapiteau dans ce campus mythique du XIVe arrondissement — ce petit monde dans le monde, où l’on a vu défiler depuis 1925 les futurs Prix Nobel et les diplomates de demain. Le décor parfait pour une collection qui n’a, comme à son habitude, cessé de brouiller les frontières.

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Un front row qui ressemblait à une réunion de l’ONU du cool

Le premier rang, lui, n’avait pas besoin de visa. Hollywood s’était déplacé en force avec Jeremy Allen White, l’œil cerné magnifique de The BearCharles MeltonTahar RahimDaniel Brühl, l’élégant Pio Marmaï, et François Civil, en pleine ascension internationale. À leurs côtés, Gabriel LeoneTyriq WithersJosh HeustonEmilio SakrayaJoseph ZadaFinn BennettTosin ColeMiles CatonEdmund Donovan et Lionel Boyce — la nouvelle garde, celle des séries que l’on binge-watche en cachette de son rédacteur en chef.
L’Asie, terrain de jeu obsessionnel de Pharrell, a envoyé ses ambassadeurs les plus stratégiques : j-hope des BTS et Yuta de NCT 127 pour la K-pop, Jackson Wang en touche-à-tout global, l’acteur Gong Yoo (Squid Game) en figure tutélaire, Sho Hirano et BambamZhu YilongGong JunJeffrey NgaiPatrick Shih et le Thaïlandais Fourth. Une diplomatie d’influence en monogramme.

Le sport en grande tenue

C’est devenu une signature des défilés Vuitton sous Pharrell : faire dialoguer le tailoring et la sueur. Victor Wembanyama, fierté française et phénomène NBA, a posé son mètre 24 dans les travées, croisant Léon Marchand, le nageur aux quatre ors olympiques, et Yuto Horigome, le skateur japonais champion olympique. Touche finale, Mikey February, le surfeur sud-africain au style aussi affûté que ses cutbacks — preuve que l’élégance se mesure aussi au chronomètre.

Le rap mondial au complet

Côté musique, Pharrell a déroulé son carnet d’adresses comme une mixtape parfaite. Missy Elliott — Missy Elliott — assise pas loin de QuavoLil BabyA$AP NastSkepta venu de Londres, le Nigérian Wizkid, l’incontournable Asake, et côté francophonie Disiz et Moïse Kouamé. Plus loin, la chanteuse britannique Lola Young, la légende béninoise Angélique Kidjo et le jeune Caleb Jonte Edwards complétaient un casting acoustique d’une rare densité. Maurizio Lombardi, présence italienne, ajoutait son cinéma à l’ensemble.

Une collection, un manifeste

Sous la tente, la collection a déroulé la grammaire désormais familière de Pharrell : un vestiaire masculin qui revendique le voyage comme méthode, le métissage comme évidence, et la maison Vuitton comme caisse de résonance d’un monde où Tokyo, Lagos, Séoul, Atlanta et Paris parlent enfin la même langue.
Reste cette image, peut-être : Wembanyama et Marchand côte à côte, deux géants tricolores dans un campus international, regardant passer la garde-robe d’une saison à venir. La Cité U a vu beaucoup de promesses depuis un siècle. Celle-ci avait du style.

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