
La 296 marque un tournant, à la fois esthétique et mécanique, où l’hybridation s’invite sans faire fuir les puristes. Et croyez-moi, le résultat est bluffant.
Visuellement, la rupture avec la lignée des 458, 488 et F8 est nette. Place à des lignes plus douces, des volumes galbés et une silhouette inspirée de la mythique 250 LM. En témoignent la lunette arrière verticale, les prises d’air latérales sculptées et le bandeau vitré qui ceinture le cockpit. Sur cette version découvrable GTS, le capot moteur en verre, plus discret que sur la GTB coupé — contrainte du toit escamotable oblige —, n’en reste pas moins séduisant.
Sous le capot, fini le V8 emblématique. Ferrari passe au V6 2.9 biturbo, associé à un moteur électrique, pour une puissance cumulée de 830 ch. La batterie de 7,45 kWh offre jusqu’à 25 km d’autonomie en mode 100 % électrique. Cette cavalerie est transmise aux seules roues arrière et maîtrisée par une suspension pilotée, un train arrière directionnel et des freins carbone-céramique de type brake-by-wire, le tout géré avec une précision chirurgicale par l’électronique embarquée.
À bord, l’ambiance marie cuir, carbone et alcantara dans un savant mélange de luxe et de sportivité… mais l’ergonomie demande un temps d’adaptation. Le bouton de démarrage tactile surprend, tout comme les nombreuses commandes regroupées sur le volant façon F1. Le tableau de bord digital centralise toutes les fonctions, mais pas toujours de façon intuitive. Quant aux sièges baquets en carbone, aussi beaux que fermes, ils font l’impasse sur le réglage lombaire.
Au volant, l’appréhension laisse vite place à l’addiction. Le mode hybride, un peu artificiel sur route, se montre parfait en ville pour sa douceur et son silence. En mode Performance ou Qualifying, la 296 révèle toute sa rage mécanique, pleine à tous les régimes, dopée par l’électrique pour des relances fulgurantes. La direction est vive sans être nerveuse, le train arrière enroule avec agilité, et l’on hausse le rythme avec une facilité déconcertante… au grand dam de notre permis !
Une Ferrari nouvelle génération, plus accessible, plus exploitable, mais toujours viscérale. Et c’est bien là l’essentiel.
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The 296 marks a turning point—both in form and function—bringing hybrid technology into the fold without alienating purists. And trust me, the result is nothing short of astonishing.
Visually, the break from the 458, 488, and F8 lineage is clear. Softer lines, sculpted curves, and a silhouette inspired by the legendary 250 LM. Just look at the vertical rear window, the sculpted side air intakes, and the glass strip wrapping around the cockpit. On this GTS convertible version, the glass engine cover—more discreet than on the GTB coupé due to the retractable roof—remains undeniably seductive.
Under the hood, the iconic V8 is gone. In its place, a brand-new 2.9-liter twin-turbo V6 paired with an electric motor delivers a combined 830 hp. The 7.45 kWh battery provides up to 25 km of range in full electric mode. This power is sent exclusively to the rear wheels and is kept in check by adaptive suspension, rear-wheel steering, and carbon-ceramic brakes with brake-by-wire tech—all orchestrated with surgical precision by the onboard electronics.
Inside, leather, carbon fiber, and Alcantara blend into a refined yet sporty atmosphere… though the ergonomics take some getting used to. The now-touch-sensitive start button is unexpected, as are the many F1-style controls clustered on the steering wheel. The digital dashboard centralizes all functions, though not always in the most intuitive way. As for the carbon bucket seats—beautiful but firm—they lack lumbar adjustment.
Behind the wheel, any initial hesitation quickly turns into full-blown addiction. The hybrid mode may feel a bit unnatural on the open road, but in the city, it shines for its smoothness and silence. Switch to Performance or Qualifying mode, and the 296 unleashes its mechanical fury, full at every rev range, with electric torque delivering lightning-quick bursts of acceleration. The steering is sharp but never twitchy, the rear axle dances through corners with grace, and you’ll find yourself pushing harder with ease… much to your driving license’s dismay!
A new-generation Ferrari: easier to live with, more accessible—but still deeply visceral. And that’s what really matters.
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