Être invité à passer 3 jours à Gstaad, la fameuse station de ski en Suisse, habituellement territoire de villégiature huppé fréquenté par la jet set internationale, c’est un peu comme recevoir un ticket doré pour un monde où le luxe et la nature fusionnent à la perfection. Trois jours dans cette station mythique, logé au somptueux hôtel Le Grand Bellevue, choyé dans les meilleures adresses gastronomiques et emmené dans des aventures dignes d’un conte hivernal… Vous comprendrez que votre serviteur n’a pas hésité une seconde avant de dire oui !
Dès mon arrivée à l’hôtel Le Grand Bellevue – l’un des quatre premiers grands hôtels de luxe de la ville – je comprends que ces trois jours vont être une expérience hors du commun. Ce cinq étoiles renommé est l’incarnation parfaite du chic alpin : une élégance raffinée, une atmosphère où luxe rime avec convivialité, un endroit qui unifie la sophistication et l’élégance suisse avec l’esprit décontracté, chaleureux et créatif d’une maison rurale de charme. Ma suite, au design éclectique, avec son balcon qui donne sur le parc de l’entrée, me murmure à l’oreille que je vais avoir du mal à en repartir.
L’accueil est à la hauteur du lieu. Ma partenaire (qui a accepté sans hésiter de m’accompagner) et moi sommes attendus pour un soin revitalisant au spa de l’hôtel — une parenthèse apaisante dans cette oasis de 3000 mètres carrés dédiée au bien-être avec une ambiance intimiste et apaisante.
Le soir venu, c’est au Post Hotel Roessli, l’un des plus anciens établissements de la station, que nous savourons notre premier repas. Une cuisine traditionnelle, généreuse et exquise.


Jour 1 : Ski, igloo et spa
Le réveil au Grand Bellevue est un moment sacré : petit-déjeuner gourmand, service à table, café fumant et un passage obligé par le buffet de viennoiseries avant d’attaquer la journée. Mais aujourd’hui, pas question de trop traîner en peignoir, car une monitrice de la station m’attend pour une matinée de ski sur le domaine de Saanenmöser.
Les pistes sont sublimes, la neige parfaite et, sous un soleil radieux, je redécouvre les joies de la glisse en restant dans les traces de la monitrice qui a été mise à ma disposition, bien que je n’en aie pas eu besoin depuis mon passage de deuxième étoile en classe de neige… Entre deux descentes, je prends le temps d’admirer les panoramas époustouflants en compagnie de ma guide : ici, tout semble figé dans une carte postale.
Après l’effort, le réconfort ! Direction l’Iglu Village, un village de glace perché en haut des pistes qui offre une vue époustouflante avec des couchers de soleil magiques. Avant le déjeuner, nous visitons l’igloo, un hôtel éphémère incroyable qui dispose d’un espace bien-être avec sauna et jacuzzi, un chalet en bois chauffé au feu de cheminée, mais surtout des chambres aux décors tous différents taillés dans la glace, prévues pour passer une nuit à 2000 mètres d’altitude. Puis vient le moment tant attendu : une fondue suisse dégustée dans cet écrin givré. L’alliance du fromage fondant, du pain croustillant et de l’ambiance unique du lieu est un pur bonheur.
L’après-midi sera réservé à la découverte du spa, de sa piscine intérieure de 15 mètres et du jacuzzi, avant de s’abandonner à une sieste sur la terrasse ensoleillée, face aux vues imprenables des Alpes.
Le dîner du soir a lieu dans le restaurant de l’hôtel, le Restaurant Leonard’s, dirigé de main de maître par son chef Francesco de Bartolomeis, l’un des meilleurs de la station. Chaque bouchée est une explosion de saveurs, chaque plat un tableau savamment dressé. Le chef joue avec les produits locaux comme un virtuose et, soyons honnêtes, nous sommes un public très réceptif. La soirée s’achève en apothéose, bercé par une ambiance feutrée et la douce promesse de belles aventures à venir.

Jour 2 : Un moment suspendu sur le Glacier 3000
Le lendemain matin, changement de décor : nous nous rendons au célèbre Peak Walk by Tissot, cette passerelle suspendue reliant deux sommets à plus de 3000 mètres d’altitude. Je dois l’avouer, marcher sur ce pont vertigineux, avec les Alpes s’étendant à perte de vue sous mes pieds, est un moment inoubliable. Entre excitation et une légère montée d’adrénaline, je savoure ce privilège unique.
Le déjeuner se fait au restaurant d’altitude Mario Botta, perché au sommet du Glacier 3000. Ici, tout est spectaculaire : l’architecture, la cuisine, et surtout, la vue. Un moment suspendu où je me régale tout en contemplant les cimes enneigées. Une véritable parenthèse enchantée.
Le soir, on nous a réservé une table au restaurant du Mansard Hotel. Un établissement agréable, qui vient clore cette escapade de la plus belle des manières.


Jour 3 : Chevaux et fromages
Pour ce dernier jour, quoi de mieux qu’une balade en calèche à travers Gstaad ? Installés sous un plaid en laine, nous traversons les ruelles pittoresques de la station, observant les chalets en bois ciselé, les boutiques de luxe et les cafés animés. C’est une autre manière de découvrir Gstaad, au rythme des sabots, dans une ambiance presque hors du temps.
Notre destination finale ? La fameuse Cheese Grotto, véritable temple du fromage suisse. Cette grotte souterraine, où sont affinées des meules à perte de vue, m’évoque les caves à champagne de Ruinart et me plonge dans un univers olfactif et gastronomique des plus fascinants. La dégustation est évidemment au programme, et c’est avec un grand plaisir que je savoure un assortiment de fromages aux arômes puissants et subtils. Notre guide dans cette expédition, Claudia von Sibenthal, une vraie Gstaadienne native, nous dévoile le montant approximatif de ce trésor : environ 1 M de CHF !
C’est le moment de quitter Gstaad, un départ à regret, mais des souvenirs impérissables. Partir de la station après une telle immersion n’est pas une mince affaire. Entre les paysages à couper le souffle, l’accueil chaleureux, la gastronomie divine et les expériences uniques vécues ici, je repars avec des souvenirs gravés dans la mémoire et une seule envie : revenir.
Gstaad n’est pas qu’une station de ski. C’est un art de vivre, une expérience où le luxe se mêle à l’authenticité, où chaque instant est un privilège. Et, croyez-moi, une fois qu’on y a goûté, difficile de s’en passer.

