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FEMMES DE TÊTE

Pas facile de diriger son entreprise quand on est une femme ? Stéphanie Jauquet, restauratrice et Valérie Messika, joaillière nous prouvent le contraire.

Femme de goût


Ambitieuse, bosseuse, cette cheffe d’entreprise a depuis 30 ans suivi sa passion : la restauration. En créant des enseignes et des projets incontournables du pays, Stéphanie Jauquet s’est taillé une place parmi les 100 personnalités économiques les plus influentes du Luxembourg. Rencontre.

Si vous ne connaissez pas son nom, vos papilles, elles, ont sûrement un doux souvenirs de l’une (ou plusieurs) de ses enseignes ! Stéphanie Jauquet est la fondatrice de quelques institutions au Grand-Duché, à savoir le Um Plateau, Tempo et Les Cocottes. Cette passion pour la restauration n’est pas une question d’héritage ou de famille, mais simplement un chemin de vie. Elle l’a découvert au détour d’une expérience en tant que babysitter pour des voisins à l’âge de 16 ans. Ils possédaient alors un établissement hôtelier et c’est ainsi qu’à partir d’un job étudiant, elle s’est donné les moyens d’en faire son métier. « À l’époque, je suivais des études de sciences commerciales, je me suis donc spécialisée ensuite dans la gestion hôtelière. » Aujourd’hui, avec 30 ans de métier, deux restaurants et une chaîne de douze Cocottes plébiscités, Stéphanie est une entrepreneure accomplie. Femme de cran et de défis, elle est modelée pour créer, entreprendre, et ne cesse d’avoir de la suite dans les idées : après avoir installé les cuisines des Cocottes dans un immense bâtiment de 2000m2, ouvert deux points de vente les Cocottes cette année (un troisième arrive en décembre), la cheffe d’entreprise prévoit un nouveau projet (une friterie) en mars 2021 ! Prônant le circuit court autant que possible, les produits frais et de saison, les concepts de Stéphanie Jauquet sont un savoureux mélange de cuisine traditionnelle et du ‘goût du jour’. Et c’est sa formule gagnante à elle. Rencontre avec cette cheffe d’entreprise de goût pour qui l’entrepreneuriat n’est pas une question de genre mais bien de caractère.

PREMIUM : Est-ce qu’une femme entrepreneure doit avoir des qualités supplémentaires qu’un homme entrepreneur ? Quelles sont celles essentielles selon vous ?

Stéphanie Jauquet : Non, les qualités sont les mêmes, qu’on soit un homme ou une femme : courage, ténacité, résiliance, honneteté. Il faut des ‘couilles’ pour se lancer dans l’entreprenariat et les femmes en ont autant que les hommes  😉

PREMIUM : Avez-vous déjà ressenti le fait qu’entreprendre en étant femme était plus compliqué qu’en étant un homme ? Quand et comment avez-vous fait face aux préjugés ? 

S. J. : Non, ce n’est pas plus compliqué parce qu’on est une femme. Je dirais que ce qui est difficile, ce sont les débuts, le manque d’expérience, peu importe qu’on soit un homme ou une femme. Les préjugés ? C’est plus le fait que la restauration est un métier d’hommes : les chefs sont majoritairement masculins, et se retrouver à la tête d’une brigade d’hommes est déroutant.

PREMIUM : Par contre, quelle est la force ou compétence que la femme a selon vous et qui fait d’elle un bon leader ou un bon businesspartner ? 

S. J. : Je pense que les femmes sont dotées d’un sens du social et ont de l’empathie. La gestion de l’humain ne leur pose pas énormément de problème. Les femmes sont également habituées à gérer plusieurs domaines à la fois. Elles sont multi casquettes.

PREMIUM : Quel est le projet que vous avez monté dont vous êtes le plus fière ?

S. J. : J’en ai deux : Um Plateau, parce que les démarrages étaient compliqués et le challenge difficile à relever. Mais maintenant j’y prends beaucoup de plaisir. Ensuite, Cocottes, car je n’avais jamais imaginé que ce projet aurait cette envergure!

Femme brilliante


Valérie Messika, fille d’André Messika, célèbre diamantaire depuis 1972, découvre les diamants dès son plus jeune âge. Elle est aujourd’hui l’une des créatrices joaillières les plus en vue de la planète.
Voici ce que cette femme créative et audacieuse
pense de l’entrepreunariat féminin. 

Après l’obtention de son diplôme en communication et marketing au CELSA à Paris, elle passe cinq années aux côtés de son père à voyager, chercher et négocier les plus beaux diamants. En 2005, elle lance sa propre marque : une interprétation à la fois contemporaine et accessible du diamant qui se voit libéré des exercices obligés comme la rivière ou le solitaire. Pierres mobiles, bracelets et colliers à la souplesse élastique, les best-sellers Move et Skinny jouent avec brio sur l’innovation technique et la modernité sans rien concéder à la qualité. Ses créations sont symboles de féminité, d’émancipation et de pouvoir. En 2013, Valérie Messika inaugure son premier Flagship store parisien, rue Saint-Honoré, un écrin qui abrite les plus beaux bijoux de joaillerie et de Haute Joaillerie de la Maison. L’ensemble des collections représenté séduits de nombreuses célébrités fidèles à la marque sur les tapis rouges. De Paris à Hollywood, les parures brillent sur Beyoncé, Rihanna, Kendall Jenner, Kristen Stewart, Charlize Theron, Sienna Miller ou encore Natalia Vodianova. En 2015, pour les dix ans de la marque, c’est un atelier de Haute Joaillerie, comme pour saluer le savoir-faire français qui voit le jour dans les bureaux parisiens de la Maison. Entre 2017 et 2018, Valérie Messika crée avec Gigi Hadid deux collections limitées. La première, « Move Addiction », pour les 10 ans du Move. La seconde, « My Soul », un brin plus bohème, est à l’image de la top internationale. En 2019, elle va encore plus loin en choisissant non pas une mais trois égéries – Kate Moss, Joan Smalls et Sylvia Hoeks. Des femmes modernes à l’image de la maison Messika. Depuis 15 ans, Valérie Messika bouscule les codes de la joaillerie française. Entrepreneuse et créatrice de talent, elle est désormais à la tête d’une entreprise, qui grâce à son audace, à su trouver brillamment ses marques au sein d’une industrie jusqu’ici habituée au classicisme.

PREMIUM : Est-ce qu’une femme entrepreneure doit avoir des qualités supplémentaires qu’un homme entrepreneur ? Quelles sont celles essentielles selon vous ?

Valérie Messika : En tant que femme entrepreneure, il est important de connaître ses priorités, de rester concentrée et de toujours être guidée par sa passion. Les qualités d’une femme entrepreneure sont selon moi intrinsèque aux attributs féminins, soit plus de douceur, d’empathie et d’écoute. 

PREMIUM : Avez-vous déjà ressenti le fait qu’entreprendre en étant femme était plus compliqué qu’en étant un homme ? Quand et comment avez-vous fait face aux préjugés ? 

V. M. : Je n’ai jamais ressenti qu’être une femme rendait les choses plus compliquées. Bien au contraire, je ressens cela comme une force et un vrai facteur de différenciation dans cet univers qui est, à la base, très masculin.

PREMIUM : Par contre, quelle est la force ou compétence que la femme a selon vous et qui fait d’elle un bon leader ou un bon businesspartner ? 

V. M. : Un bon leader doit savoir écouter mais aussi savoir guider.

PREMIUM : Quel est le projet que vous avez monté dont vous êtes le plus fière ?

V. M. : Cette année je suis extrêmement fière d’avoir co-créé une collection de Haute Joaillerie avec Kate Moss. Ma muse est et a toujours été Kate ! Travailler à ses côtés était l’un de mes rêves. C’est une grande première de co-designer une collection de Haute Joaillerie et nous y avons mis beaucoup de passion : presque 100 pièces ont vu le jour !

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