Culture

L’ALBUM DE FAMILLE CORLEONE

C’est l’une des trilogies les plus cultes qui soit. Le Parrain de Coppola a transcendé les générations et continue de marquer les esprits de ses spectateurs. Steve Schapiro, photographe exclusif de cette inimitable saga, sort un ouvrage rassemblant quelques centaines de clichés immortalisant les scènes les plus marquantes et ses acteurs. Voici l’album de la famille Corleone. Par Annie Esch
PHOTOS : SERGE SCHAPIRO
Le Parrain. L’album de famille. 40th Anniversary
Edition Steve Schapiro, Paul Duncan
Relié, 15,6 x 21,7 cm, 1,47 kg, 512 pages, 20e

« ÊTRE HONNÊTE, C’EST RISQUÉ ! »

– MICHAEL CORLEONE, LE PARRAIN III –

En tant que photographe exclusif sur les plateaux et lieux de tournage de la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola, Steve Schapiro a eu la chance inouïe de voir des acteurs de légende jouer quelques-unes de leurs plus grandes scènes. Schapiro a immortalisé Marlon Brando, Al Pacino, Robert De Niro, James Caan, Robert Duvall et Diane Keaton sur des clichés devenus cultes, que l’on reconnaît au premier coup d’œil et que l’on n’en finit plus d’imiter. Rassemblées pour la première fois dans ce livre, voici les plus belles photographies de Schapiro prises sur les trois films du Parrain, amoureusement retirées à partir des négatifs d’origine. Ce livre contient plus de 300 photos, en couleur ou noir et blanc, accompagnées d’essais et d’interviews couvrant l’ensemble de la trilogie. Les photos de Schapiro nous permettent d’entrer dans les coulisses des scènes de cette inimitable saga cinématographique aux allures d’épopée, dévoilant la manière de travailler du réalisateur, saisissant aussi bien l’ambiance du moment que les personnalités présentes, offrant un incroyable point de vue sur un grand moment d’histoire du cinéma.

À PROPOS DU PHOTOGRAPHE
Steve Schapiro, photojournaliste américain, a documenté 60 ans de culture américaine, depuis l’assassinat de Martin Luther King et la campagne présidentielle de Robert F. Kennedy jusqu’au tournage de la trilogie du Parrain, sans oublierAndy Warhol et sa Factory. Il a publié une dizaine de livres sur son travail, l’a exposé dans le monde entier, de Los Angeles à Moscou, et ses photographies figurent dans les collections permanentes de la Smithsonian Institution, du Metropolitan Museum of Art et du J. Paul Getty Museum et bien d’autres.

À PROPOS DE L’ÉDITEUR
Paul Duncan est un historien du cinéma qui a notamment publié chez TASCHEN Les Archives James Bond, Les Archives Charlie Chaplin, The Godfather Family Album, Taxi Driver, Film Noir et Le Cinéma d’horreur, ainsi que divers ouvrages sur des réalisateurs, des genres cinématographiques, des vedettes du grand écran ou des affiches de film.

5 ANECDOTES À SAVOIR SUR LE PARRAIN POUR PARAÎTRE INCOLLABLE

01


La Paramount Pictures ne voulait pas de Marlon Brando

Lorsque Coppola a fait part à la Paramount qu’il songeait à Marlon Brando pour le rôle de Vito Corleone, le directeur de la Paramount, Charles Bluhdorn, a déclaré à Coppola que l’acteur « n’apparaîtrait jamais à la Paramount ». Le studio a incité le réalisateur à choisir Sir Laurence Olivier pour ce rôle… avant d’accepter finalement de poursuivre avec Brando sous trois conditions strictes : 1) Brando devait faire un test à l’écran ; 2) s’il était casté, Brando devrait faire le film gratuitement ; et 3) Brando devrait personnellement se porter caution pour compenser les pertes potentielles causées par son mauvais comportement si tristement réputé sur les plateaux. Coppola a discrètement attiré Marlon Brando dans ce qu’il a qualifié de « test maquillage », mais qui était en réalité le test d’écran que le studio exigeait. Lorsque Coppola a montré au studio ce test, ils l’ont tellement aimé qu’ils ont abandonné les clauses 1) et 2) et ont accepté que Brando soit dans le film et campe le rôle de Vito Corleone. De sa voix à son comportement confiant, Coppola savait qu’aucun acteur n’aurait été meilleur pour le rôle de « The Godfather », et la Paramount peut lui en être reconnaissante tant ce personnage est devenu emblématique.

02


La scène de la tête de cheval était réelle

Vous vous souvenez de la tristement célèbre scène avec la tête de cheval ? Elle a été considérée comme l’une des scènes les plus historiques des films de gangsters ; après avoir rejeté une demande des Corleone, le producteur Hollywoodien Jack Woltz se réveille avec un cheval décapité dans son lit… Et elle était vraie ! De la même manière que le cri de l’acteur John Marley était bien réel car il ne s’attendait pas à faire face à une vraie tête de cheval. Cela a créé l’ambiance pour le reste du film. Paramount Pictures avait fourni à Coppola une fausse tête de cheval en plastique décapitée, mais il a refusé de l’exploiter. Plus tard, le réalisateur expliqua que la tête de cheval lui avait été livrée par une entreprise de nourriture pour chiens et qu’aucun cheval n’avait donc été tué pour le besoin du tournage.

03


De nombreux acteurs ont consulté de vrais gangsters

Saviez-vous que les célèbres acteurs Al Pacino, James Caan et Robert Duvall avaient consulté de vrais gangsters pour leurs rôles ? Ils ont traîné avec eux, passé du temps à observer leurs manières, leur environnement, leurs comportements les uns envers les autres et envers les étrangers afin de rendre leurs personnages les plus réalistes possibles. L’une des choses importantes que James Caan a observée était la fréquence à laquelle ils se touchaient. Qu’il s’agisse d’ajuster leurs cravates, leurs chemises ou leurs entrejambes, Caan a remarqué que les gangsters de la vie réelle étaient extrêmement tactiles. De toute évidence, cette approche a bien fonctionné puisqu’elle a même été utilisée par d’autres cinéastes et acteurs, y compris ceux qui ont travaillé sur Goodfellas de Martin Scorsese quelques années plus tard.

04


Montrer ‘sa lune’ était la norme sur le plateau

Lorsque l’ambiance s’est détendue sur le plateau et entre les acteurs, il était courant que Robert Duvall et James Caan montrent leur derrière à Marlon Brando juste avant de tourner certaines scènes les plus sérieuses. Duvall et Caan s’y adonnaient à coeur joie et s’amusaient à afficher leur ‘lune” au reste de la distribution ainsi qu’à l’équipe technique. Jusqu’à ce que Brando rentre dans ce jeu et se venge : pendant la fameuse scène du mariage, Marlon a soudainement baissé son pantalon et a fait éclater de rire une audience encore plus large au vu de la pleiade de figurants qui étaient présents lors de ce tournage.

05


Al Pacino n’était pas le premier choix pour le personnage de Michael Corleone

Croyez-le ou non, Al Pacino n’était pas le choix initial du studio pour le personnage complexe de Michael Corleone. Bien que la performance de Pacino se soit avérée être l’une des plus marquantes du film et l’a distingué en tant qu’acteur étonnant, il a failli ne pas faire partie du film populaire. Parmi les acteurs initialement en lice par Paramount Pictures figuraient Dustin Hoffman, Robert Redford, Jack Nicholson et Warren Beatty. Même James Caan a auditionné pour le rôle, avec Martin Sheen entre autres. Heureusement, Pacino a remporté le rôle et a fini par impressionner le studio Paramount Pictures.

Le Parrain. L’album de famille. 40th Anniversary
Edition Steve Schapiro, Paul Duncan
Relié, 15,6 x 21,7 cm, 1,47 kg, 512 pages, 20e

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