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Aston Martin Vanquish 25 : vingt-cinq ans au sommet

Il y a des noms qui n’ont pas besoin d’être expliqués. Ferrari, on connaît. Rolls, on comprend. Et puis il y a Vanquish — un mot que l’anglais réserve d’ordinaire aux batailles gagnées et aux adversaires terrassés, qu’Aston Martin a fait sien il y a un quart de siècle et qui, depuis, n’a cessé de désigner la même chose : le sommet. Le modèle qu’on ne dépasse pas.
Ce 22 juillet, à Gaydon, la marque anglaise a choisi de célébrer cet anniversaire comme on célèbre les grandes maisons — non pas en regardant en arrière, mais en distillant vingt-cinq ans d’histoire dans un objet unique. La Vanquish 25 ne sera produite qu’à cinquante exemplaires dans le monde entier. Vingt-cinq coupés, vingt-cinq Volante. Autant dire que vous ne la croiserez jamais deux fois sur la même route. C’est précisément le but.

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L’œuvre de Q
Derrière cette édition, il y a Q by Aston Martin, le service sur-mesure de la marque — l’équivalent automobile d’un tailleur de Savile Row à qui l’on confie non pas une commande, mais une intention. Les artisans de Q ne construisent pas des voitures ; ils exaucent des désirs, un point de couture et une nuance de peinture à la fois.
Pour la Vanquish 25, ils sont retournés aux sources. À la Vanquish de 2001, présentée au Salon de Genève, celle qui a inauguré la lignée. Ils en ont repris les codes, les détails, l’esprit — puis les ont réécrits avec les outils d’aujourd’hui. Le résultat n’est pas une relecture nostalgique, mais une conversation entre trois générations, tenue à voix basse, avec l’élégance de ceux qui n’ont rien à prouver.

« Quiconque connaît cette marque britannique emblématique connaît l’origine du nom Vanquish dans notre histoire moderne », résume Vittorio Gabba, Head of Q chez Aston Martin. Vingt-cinq ans après la première, rendre hommage, dit-il, « était tout à fait naturel ».

Le diable dans les détails
C’est dans les finitions que se lit la différence — et le prix. À l’extérieur, une teinte exclusive, le Q Skye Silver, un argent qui change de caractère selon la lumière comme un ciel écossais en fin d’après-midi. Des inserts métallisés Q Commission courent le long des bas de caisse et des ailettes. Le lettrage Aston Martin adopte une finition spéciale ; l’embout d’échappement, les ouïes latérales en inox et un badge « Vanquish 25 » signent l’exemplaire. Jusqu’aux jantes forgées de 21 pouces, discrètement rehaussées d’un motif en « V » qu’on ne remarque qu’au deuxième regard — la meilleure façon de se faire remarquer.
À l’intérieur, le sur-mesure devient tactile. Motifs de perforation inédits, séparations de garnitures dessinées pour l’occasion, dossiers de sièges brodés du logo « Vanquish 25 », inserts gravés au laser. Le bouton de démarrage rouge vif trône sur la console, cerné d’une géométrie rotative pensée comme un bijou. Un ciel de toit en Alcantara enveloppe le tout. Trois ambiances au choix — Onyx Black, Oxford Tan ou Phantom Grey —, selon que l’on préfère l’austérité, la chaleur ou le clair-obscur. Configuration 2+0 ou 2+2, à la carte, évidemment.

Sous la robe, une bête
Toute cette orfèvrerie repose sur des fondations qui n’ont rien de décoratif. Lancée en 2024, la Vanquish de troisième génération s’est imposée d’emblée comme la voiture la plus puissante des 113 ans d’histoire d’Aston Martin. Les chiffres tiennent du manifeste : un V12 biturbo de 5,2 litres, 835 chevaux, 1 000 Nm de couple. 344 km/h en pointe. 0 à 100 en 3,3 secondes.
Châssis dédié, technologie de comportement dynamique de pointe, carrosserie en fibre de carbone aux proportions qui, disons-le, ne s’excusent de rien. Voilà une voiture aussi fulgurante que majestueuse — deux mots qui vont rarement ensemble, et qui résument pourtant l’ambition de la maison depuis un quart de siècle : la vitesse en habit de soirée.

Où la voir, si vous pouvez
La Vanquish 25 fera ses débuts mondiaux à la Monterey Car Week, en Californie, du 10 au 16 août — le seul endroit sur terre où une telle apparition passe presque pour normale. Les premières livraisons interviendront à partir du quatrième trimestre 2026.
Reste la seule question qui vaille pour un objet produit à cinquante exemplaires : saurez-vous en être ? Car la vraie rareté, aujourd’hui, ne se mesure plus en chevaux ni en kilomètres-heure. Elle se compte sur les doigts de deux mains — et il en manque déjà.

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