Art

Lenny Kravitz, toujours dans la course

34 ans après son premier tube, Lenny Kravitz revient avec un nouvel album et nous parle de son rôle d'ambassadeur pour Jaeger-LeCoultre et de sa passion pour l'horlogerie. Un paradoxe pour ce New-Yorkais de 59 ans sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise.

Chanteur, auteur-compositeur, producteur, multi-instrumentiste, acteur, designer et photographe, Lenny Kravitz est considéré comme l’un des plus grands musiciens rock de notre temps. De son premier album Let Love Rule en 1989, qui rencontre un succès modéré, à son deuxième album Mama Said, en 1991, dans lequel il fait état de sa dépression à la suite de sa séparation avec Lisa Bonet , l’artiste se classe au sommet des charts avec son plus gros single, It Ain’t Over ’til It’s Over. Les singles suivants, Always on the Run, un hommage à sa mère, Stand by my Woman, What goes around comes around, Are You Gonna Go My Way, puis Fly Away, sont des tubes planétaires.
Considéré comme l’un des plus grands musiciens rock de notre temps, Lenny Kravitz a cultivé les différences de styles et de cultures pour mieux les sublimer au cours d’une carrière musicale de plus de trois décennies. S’inspirant des influences soul, rock et funk des années 1960 et 1970, il a remporté quatre Grammy Awards consécutifs, soit le record du plus grand nombre de victoires dans la catégorie « Meilleure performance masculine vocale rock ».


Outre ses 11 albums vendus à 40 millions d’exemplaires à travers le monde, cet artiste polyvalent a fait ses premiers pas au cinéma, jouant le rôle remarqué de Cinna dans les superproductions Hunger Games et Hunger Games : L’Embrasement. Il a également joué dans les films Precious et The Butler (Le Majordome en Français), qui ont été acclamés par la critique. Son studio de création, Kravitz Design Inc., peut se vanter d’avoir à son actif un impressionnant panel de projets d’exception parmi lesquels des hôtels, des condominiums, des résidences privées ainsi que des partenariats avec des marques prestigieuses. Lenny Kravitz est aussi l’auteur de Flash, un livre présentant des photographies uniques de la scène rock et de Let Love Rule, ses mémoires récemment publiées qui, selon le New York Times, figurent parmi les meilleures ventes de best-sellers.


En mars, sortira son nouvel album, Blue Electric Light, un événement musical après 5 années d’absence. Mais c’est un autre pan de son actualité qui nous intéresse particulièrement, puisqu’elle concerne l’horlogerie. En effet, cette année, la Maison Jaeger-LeCoultre a accueilli la star en tant que nouvel ambassadeur. Une passion que nourrit Lenny Kravitz depuis son enfance, l’époque où les chronographes de son père commencent déjà à le fasciner. « J’ai beaucoup d’affinités avec Jaeger-LeCoultre. La manière exemplaire avec laquelle la Maison associe dans chacune de ses montres artisanat, design et fonctionnalité me touche, et trouve une véritable résonance en moi ».
Lenny Kravitz porte régulièrement sa Reverso, l’une de ses montres préférées; on l’a aperçu à son poignet lors de la cérémonie des Oscars 2023. Mixant le style bohème des années 1970 à des pièces incontournables de rockstar ainsi qu’aux dernières tendances de la mode, l’élégance naturelle de Lenny Kravitz insuffle une allure intemporelle même à ses tenues les plus audacieuses.
« Au-delà de la fonction, le style d’une montre est très important : son apparence et la façon dont elle habille votre poignet. Il faut véritablement tisser un lien avec elle, ajoute l’artiste. Mes montres Jaeger-LeCoultre donnent l’impression d’avoir toujours été là. Elles font partie de moi. Leur style est incontestablement intemporel ». Un souci du détail qui a sans doute influencé le Council of Fashion Designer of America* à lui décerner un « Fashion Icon Award » en 2022, non seulement pour son travail en tant que musicien rock parmi les plus estimés au monde, mais également pour son influence majeure dans le domaine de la mode.  

Premium : Où trouvez-vous l’inspiration ?
Lenny Kravitz : Elle me vient de la vie. De chacune de ses facettes. La vie alimente ma créativité en permanence.

Premium : Qu’est-ce qui nourrit votre créativité ? Vous vient-elle naturellement ou devez-vous la cultiver ?
L. K. : Ma créativité me vient toujours naturellement. Dans ce domaine, je préfère éviter le plus possible de prendre des décisions conscientes. Je veux qu’elles m’apparaissent spontanément. La plupart du temps, ma musique et mes créations me viennent dans mes rêves.

Premium : En combien de temps écrivez-vous généralement une chanson ? Êtes-vous déjà tombé en panne d’inspiration ?
L. K. : Ça peut me prendre 5 minutes comme 5 semaines. Je ne sais jamais à quoi m’attendre. Quand je travaillais sur mon premier album, j’ai cru tomber en panne d’inspiration. Mais ce n’était pas un blocage : j’avais surtout besoin de calme, de m’arrêter, pour écouter ce qu’on allait me donner. Parfois, il faut savoir s’arrêter et écouter.

Premium : Avez-vous déjà eu un mentor ? 
L. K. : Oui. Mon grand-père, Albert Roker, était mon mentor. Je le porte toujours dans mon coeur.

Premium : Avez-vous déjà été le mentor de quelqu’un ?
L. K. : Oui, je suis le mentor de jeunes musiciens, des enfants, en particulier aux Bahamas, où je vis. C’est une activité très intéressante et gratifiante.

Premium : Vous avez traversé avec brio les modes et les décennies. Quelles ont été vos préférées ?
L. K. : Mes préférées sont celles qui restent à venir.

Premium : De toutes vos fantastiques créations, laquelle vous rend le plus fier ? Y a-t-il une chanson, un film ou un autre projet créatif en particulier ?
L. K. : Je ne suis pas du genre à classer mes projets du moins bon au meilleur, ou du moins réussi au plus réussi. Mais il y a des moments qui m’ont plus marqué que d’autres. En tant que musicien, réaliser son premier album est toujours quelque chose de très, très spécial. Avec mon premier album, Let Love Rule, je me suis lancé et j’ai donné le ton.

Premium : Avez-vous une chanson préférée parmi celles que vous avez écrites ?
L. K. : Difficile de choisir. Je peux citer Thinking of You, une chanson que j’ai écrite pour ma mère après sa disparition. C’est un de mes morceaux qui compte le plus pour moi.

Premium : Y a-t-il une chose que vous trouvez particulièrement difficile dans votre travail ?
L. K. : Je dois m’efforcer de faire preuve de patience. Ralentir, attendre. J’aime faire plusieurs choses à la fois et je ne veux jamais m’arrêter, mais la réalité se rappelle souvent à moi. Apprendre à être patient et à attendre tout en restant concentré, ce sont des choses auxquelles je travaille tous les jours.

Premium : Avez-vous des rituels avant de monter sur scène ?
L. K. : Pas vraiment. Mon rituel, c’est juste de me connecter à moi-même, de me sentir prêt. Quand je suis préparé, quand mon groupe a bien répété, quand je suis sûr qu’on a fait tout ce qu’on pouvait pour que tout se passe pour le mieux, alors je suis prêt. Donc généralement, avant de monter sur scène, tout est très calme. Ensuite, j’emprunte le tunnel qui mène à la scène et c’est parti.

Premium : Comment vous décririez-vous ?
L. K. : Je suis un artiste.

Premium : Vous avez déjà accompli de grandes choses en tant que musicien, chanteur, acteur, designer, photographe… Avez-vous des talents cachés que le monde ne connait pas encore ?
L. K. : Je vais me mettre à la peinture. C’est mon prochain projet créatif. Ça, et le surf.

Premium : Qu’est-ce que cette année vous réserve de plus palpitant : Votre nouvel album, une nouvelle tournée ?
L. K. : Tout à fait. Ça fait plusieurs années que je ne suis pas parti en tournée. Je suis impatient de dévoiler les nouveaux morceaux que j’ai enregistrés ces trois dernières années et de prendre la route pour jouer et célébrer la musique en live.

Premium : Quelles sont les valeurs les plus importantes que vous espérez enseigner à la nouvelle génération ?
L. K. : L’amour. L’amour, et encore l’amour.

Premium : Vous êtes un collectionneur de montres. D’où vous vient cette passion ?
L. K. : Je crois que tout a commencé avant même de comprendre que j’avais cette passion. Je crois que ça a commencé avec mon père quand j’étais enfant, dans les années 70. Il possédait des montres très cool et j’adorais les regarder, les tenir dans mes mains et jouer avec. Je n’en avais pas le droit, mais je les prenais pour jouer avec les boutons start et stop.

Premium : L’horlogerie et la musique ont des liens profonds. Le tic-tac des aiguilles, la sonnerie de la répétition minutes, les notions de tempo et de rythme… Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans l’horlogerie ?
L. K. : La précision et l’artisanat.  

Premium : Et qu’est-ce qui est le plus important pour vous dans une montre ?
L. K. : La fonctionnalité, évidemment. Mais aussi le style, l’apparence, son look sur le poignet… J’aime tisser un lien avec une montre. Elle ne doit faire plus qu’un avec moi.

Premium : Comment portez-vous votre Reverso ? À quelles occasions la retournez-vous ?
L. K. : La meilleure façon de l’expliquer, c’est que je la porte très naturellement. On a l’impression qu’elle a toujours été là. C’est l’un des plus beaux aspects de cette montre : elle se fond avec moi. Je la retourne quand j’ai envie de changement. C’est une autre de ses merveilleuses facettes. Quand on change d’humeur, quand on change d’ambiance, on peut simplement la retourner pour avoir un tout nouveau style.

Premium : À quelles occasions la portez-vous ?
L. K. : Quand je suis en ville, généralement. Quand je suis sur mon île, je ne pense pas au temps. Mais quand je me rends en ville et que je dois travailler, que je pars en tournée, que j’ai des choses à faire, alors là, oui, je la porte.

Premium :  Que représente Jaeger-LeCoultre pour vous ?
L. K. : Elle représente le summum de l’artisanat, du design et de la fonctionnalité.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur PREMIUM

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture